LIVRE XIV, CHAP. LXXXIV. 1 7 5
renforcées par la division Zoph forte d’environ5 mille hommes, et la brigade St.-Julien qui s’a-vancait également par la vallée de Roveredo surRivoli, allait aussi entrer en ligue.
A cette réunion de forces, Schérer pouvait Nouveauopposer 40 mille combattans; mais il eût fallu ^n^ri'i'*tout le génie d’un grand capitaine pour rétablir ,,an s a ‘ s -l’équilibre des chances. Loin d’en faire preuve,le général français conçut le singulier projetd’exécuter une contre-marche, pour porterdeux divisions de son aile gauche à l’extrêmedroite, en passant derrière le centre , ne calcu-lant ni la perte de temps ni la fatigue que celaoccasionnerait aux troupes. Pour faire prendrele change sur cette opération, il imagina de faireremonter l’Adige à i,5oo hommes de la divisionVictor, qui firent mine de relever les postes deDelmas. Le soin de masquer cette manoeuvre futconfié à Moreau; et Serrurier dut en assurerl’exécution, en passant sur la gauche de l’Adige ,à Polo, pour attirer de ce côté l’attention del’ennemi.
Il est assez difficile de juger quel intérêt pou-vait avoir Schérer à compromettre ainsi une di-vision, pour attirer son adversaire sur le pointoù il devait craindre qu’il se portât; car enallant se promener à Ronco, tandis que Kray serapprochait de Bussolengo, c’était lui livrer lescommunications directes de l’armée avec la ligne