LIVRE XIV, CIIAP. I.XXXV. 247
lant vers Hirslanden, et aboutissait vers Zollikon .
Quelques-uns de ces ouvrages se trouvaienttermines, d’autres ne l’étaient pas entièrement,surtout à la gauche; l’armement s’en était faitcomme celui de la ville même, à l’aide du belarsenal que possédait le canton. La planche 29,quoique destinée à la bataille du 25 septembre,donnera une idée des difficultés que l’attaqued’un tel poste devait rencontrer. Les Français ,plongeant de leurs ouvrages sur tout le bassinde la Glatt, découvraient au loin la marche descolonnes ennemies, et pouvaient déjouer leursmanoeuvres ; l’Archiduc , réduit à deux ou troispassages praticables, devait renoncer à toutesurprise , et n’avoir recours qu’à la force et à l’o-piniâtreté : or, Masséna ne lui cédait en rien sur
ces points.
Si le prince avait eu le temps de réparer le Chances fl*pont du Rhin à Eglisau , ou d'en jeter un à Kay-sersluhl, il est certain qu’il eûi été de son intérêtde manoeuvrer contre la gauche des Français ;non - seulement c’était le moyeu d’éviter unefoule d’obstacles, et de rendre inutiles tous lespréparatifs de l’ennemi; on pouvait encore sepromettre, par un succès décisif sur celteaile, l'évacuation entière de l'Helvélie; puisqueMasséna tourné par Baden, et peut-être mêmepar Bruek, aurait à peine trouvé un asile der-rière l’Aar . La position du saillant de Waldshufc