I.ÏVRE XIV, CI1AP. I.XXXVI. 2QJ.
droite de ce fleuve, depuis le Tanaro jusqu’au-delà de Valence , domine la rive opposée, quiest très-basse, marécageuse , et praticable seu-lement sur des digues. Son lit, à la vérité, estparsemé cl îles ; mais leur sol vaseux ne permetpas d’y faire d’établissement. Soit que Rosenbergeût mal saisi l’esprit des ordres qu’il avait reçus,soit qu’il se laissât entraîner par son ardeur belli-queuse, il résolut d'effectuer les premiers dé-barquemens dans la plus grande île située vis-à-vis de Mugarone. De là, on espérait franchir àgué le bras qui la séparait de la rive droite, àla faveur des arbres et des buissons qui la cou-vraient.
Dans la nuit duîr au 12 mai, le général Tschu- Passage àbaroff parvint à y débarquer à l’insu des Français Bas *'f " s anotrois bataillons de grenadiers, deux compagnies Mugarone.de chasseurs et de l’artillerie, tandis que Rosen-berg abordait à Borgo-Franco avec un autre ba-taillon bientôt appuyé par la brigade Dalheim .
Dès que les cosaques virent lin millier d’hom-mes établis sur la rive droite , ils passèrent lePô à la nage. Leur exemple entraîna les trou-pes déposées dans l’île; en un clin-d’oeil, elles