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Tome onzième. Campagne de 1799. - Première période.
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LIVRE XIV, CHAT. LXXXVI. Zo']

Une reconnaissance dans la direction de Ga- On est forcéressio, détermina Moreau à s'ouvrir un passage u^chemkiau col St.-Bernard . L’entreprise était scabreuse, 110uveau -mais pourtant la seule qui pût sauver l’armée,en attirant l’attention de l’ennemi sur le pointoù l’on désirait la fixer. D’ailleurs, on était en-gagé dans la vallée de Garessio, et il n’y avaitplus moyen de reprendre le grand chemin du colde Tende. En conséquence Coni , pourvu d’unegarnison de 3 mille hommes aux ordres du gé-néral Musnier, fut livré à ses propres forces. Lescolonnes qui avaient escorté les convois, rejoi-gnirent l’armée; 2,700 hommes commandés parle général Quesnel , formèrent le blocus de Leva:le surplus de la division Grenier fut partagéen deux parties ; l’une resta près de Moudovi ,en arrière-garde; tandis que l’autre, mise à ladisposition du général Chasseloup, travailla jouret nuit, malgré le mauvais temps, à percer unchemin pour l’artillerie à travers ces âpres mon-tagnes (1).

Aussitôt qu’il fut achevé , Quesnel leva le blo-cus de Ceva, et gagna par les montagues le

(1) Ce fut au zèle cîu général Guiileminot, alors aide-de-canipde Moreau , qu’on fut redevable de ce chemin ; toutes les recon-naissances l’avaient déclaré impraticable; Guiileminot promitqu’en trois jours , avec a raille travailleurs, on y passerait toutel’artillerie , et il tint parole.

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