LIVRE XIV, CIIAP. lxxxvii 38 r
double chemin couvert et de mines; mais ducôté de la ville les maisons établies jusqu’à 200pas de la contrescarpe facilitaient les approches,les revêtemens sont à moitié découverts , et il n’ya ni ouvrages extérieurs ni contre-mines.
Les approvisionnemens de toute espèce et lepersonnel d’artillerie piémontaise trouvé à Turin permirent aux Alliés d’en combiner facilementl’attaque. Un train de 100 bouches à feu fut or-ganisé à cet effet, et la tranchée ouverte dansla nuit du 10 au ir juin, sous la direction dugénéral Chasteler. Dès le 19, la seconde paral-lèle étant prêle, on l’arma de 4° mortiers à laCohorn , qui foudroyèrent la place sans relâche :la proximité et. l’immensité des ressources qu’onavait en muuitions dispensait de tout ménage-ment, et la garnison ébranlée par la perte quelui occasiouait un tel feu, capitula dès le len-demain , sans avoir opposé la résistance dont sonposte était susceptible. Les vainqueurs y trouvè-rent un surcroît de richesses, il n’y avait pasmoins de 618 bouches à feu, 4o miile fusils et5 o mille quintaux de poudre! Trophées immen-ses qui ne leur coûtèrent pas 5 o hommes.
La nouvelle de cette capture, et celle plus im-portante de la victoire de la Trebbia , rassurantle général Bellegarde, l’engagèrent à rester sur laBormida , et à y attendre l’arrivée du maréchal.Moreau de son côté, perdant l’espoir de re-
Moreause décideà rentrerdans
l'Apennin-