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Tome onzième. Campagne de 1799. - Première période.
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LIVRE XIV, CHAP. LXXXVJII. l\1\

Il en ramena 3oo hommes dinfanterie, 1,200chevaux, 6 pièces dartillerie et 6 djermes ar-mées. Ces forces portèrent sa division à 4 millehommes , et lui permirent de se mettre à lapoursuite de Mourad-Bey, sans dégarnir sespostes principaux sur le Nil .

Celui-ci nétait pas resté oisif. Instruit que laville de Faioum 11était gardée que par 35o mala-des, il tenta de lenlever avec un corps considé-rable de Mamelucks , dArabes et de Fellahs.Mais les Français , dirigés par le général Robin etle chef de bataillon Eppler, repoussèrent celtemultitude, et en firent un grand carnage. Mou-rad, sans se laisser décourager par cet échec,rallia ses troupes , grossit son parti de toutes lestribus duSaid , et vint camper sur la rive gauchedu canal de Joseph, pour attendre les ArabesdYambo et de la Mecque, qui débouchaient parKosseir. Bonaparte navait songé à semparer dece port quaprès loccupation de Suez ; mais lesMecquains, déjà débarqués, reçurent à coups decanon la flottille française : la barque amiralesauta en lair, et le reste rentra dans le port deSuez sans avoir atteint son objet.

A la nouvelle du retour de Desaix, Mouradsétait porté sur le Nil , pour conserver les com-munications avec les différentes vallées. Cepen-dant, ne se jugeant pas assez fort pour engagerune affaire générale, il se replia sur le HautSaïd,