LIVRE XIV, CHAP. LXXXVJII. l\1\
Il en ramena 3oo hommes d’infanterie, 1,200chevaux, 6 pièces d’artillerie et 6 djermes ar-mées. Ces forces portèrent sa division à 4 millehommes , et lui permirent de se mettre à lapoursuite de Mourad-Bey, sans dégarnir sespostes principaux sur le Nil .
Celui-ci n’était pas resté oisif. Instruit que laville de Faioum 11 ’était gardée que par 35o mala-des, il tenta de l’enlever avec un corps considé-rable de Mamelucks , d’Arabes et de Fellahs.Mais les Français , dirigés par le général Robin etle chef de bataillon Eppler, repoussèrent celtemultitude, et en firent un grand carnage. Mou-rad, sans se laisser décourager par cet échec,rallia ses troupes , grossit son parti de toutes lestribus duSaid , et vint camper sur la rive gauchedu canal de Joseph, pour attendre les Arabesd’Yambo et de la Mecque, qui débouchaient parKosseir. Bonaparte n’avait songé à s’emparer dece port qu’après l’occupation de Suez ; mais lesMecquains, déjà débarqués, reçurent à coups decanon la flottille française : la barque amiralesauta en l’air, et le reste rentra dans le port deSuez sans avoir atteint son objet.
A la nouvelle du retour de Desaix, Mourads’était porté sur le Nil , pour conserver les com-munications avec les différentes vallées. Cepen-dant, ne se jugeant pas assez fort pour engagerune affaire générale, il se replia sur le HautSaïd,