LIVRE XIV, CHAT. LXXXVIII. 4 2 ->
leur sehérif Abou-Manah , ils furent bientôt at-teints par Friant, qui accourut avec le reste deses troupes au soutien de Conroux. Les Français ,sans s’amuser à tirailler, se forment sur deux co-lonnes , culbutent l’ennemi dans le village, et enfont un massacre horrible. Le sehérif Hassan s e-chappe néanmoins avec quelques hommes ducôté de la Knita, où il va rejoindre Osman-Bey .Friant, après cet avantage, continua à nettoyerla rive droite du Nil , et arriva à Girgeh le 23 fé-vrier. Le quartier-général de Desaix descendit àKons.
Cependant Mourad, qui attendait avec impa- Cotience l’occasion de rentrer en Egypte, saisit celle boque Mohammed-el-Elfi, un de ses lieulenans ,lui offrit d’y reparaître avec éclat. Ce derniers’était retiré dans l’Oasis d’Ackmin , après la jour-née du a 3 janvier; mais, lorsqu’il vit les Fran-çais enfoncés dans le Haut-Said, il traversa ledésert, et vint s’établir à Siout , et s’empressad'en donner avis à son chef. Celui-ci, réunissant7 à 800 chevaux, évita le général Belliard, ettraversa le Nil au-dessous d’Esneh . Son projetétait de rejoindre Mohammed ; mais Desaix nelui en donna pas le temps; il donna l’ordre àBelliard de descendre le fleuve pour contenir lesMecquains dans la vallée de Keneh, et partitpour Siout avec les troupes du général Friant.L’avant-garde rencontra au village de Souliama