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Tome treizième. Campagne de 1800. - Première période.
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LIVRE XVI, CHAP. Cil. 299

certes pas plus de 18 mille combattans en ligne ,dans la matinée du i 5 ; et si deux fortes colonneseussent débouché comme la veille de la tête depout, qui peut calculer ce quil en serait résulté?j En supposant même que les Autrichiens fussentrepoussés dans cette tentative , et que larrivée| de Lapoype permît à Bonaparte de lutter contre! eux à chances égales , nétait-il pas toujourstemps de proposer la convention accablante quifut signée?

Quelque spécieux que parût ce raisonne-, ment, il reposait sur le calcul dune supérioriténumérique qui nexistait pas. Dans lhypothèsecontraire, la tentative dune nouvelle attaque,plus chevaleresque peut-être quun arrangementavec les Français , neût pourtant pas procuréles mêmes avantages. La victoire en effet neût; rien sauvé de plus, au contraire, elle eût entraînéla perte des garnisons du Piémont et de Ligurie ,tandis quune seconde défaite eût forcé larméei à déposer les armes. Admettons même que Mêlaspût trouver un refuge instantané dans Alexan-drie ou Turin : qui viendrait à son secours? Ets il devait y capituler, ne valait-il pas mieux sau-ver ce qui restait, rallier les corps épars, etprésenter encore 60 mille hommes derrièreMantoue , pour continuer à tenir la campagne,

#11 attendant des renforts.

Quoi quil en soit, le colonel Neuperg, se pré- Envoi d'un