LIVRE XVI, C1IAP. CIII. 3?.3
Montrichard et d’Haupoull, réunis à Schwab-miinchen, entrèrent sans obstacles dans Augs-bourg.
La crainte que Kray n’entreprît sur la gauche,avait déterminé Moreau à la refuser jusque versBiberach et Brandebourg; le centre se replia surla route de Weissenhorn, près d’Ebershausen ,puis à la hauteur d’illeraichheim. L’armée restaquelques jours dans ces positions : on en a prisoccasion de reprocher à Moreau d’avoir agi sansplan, ce qui est injuste. Nous avons déjà dit quesa première marche par sa droite sur le Le ch,n’avait d’autre objet que d'attirer Kray à sa suite,pour le combattre surl’Iller; et, bien qu’on neréussît qu’imparfaitement, il est démontré qu’untel but était loin de mériter le blâme. Seulement,pourrait-on objecter que le mouvement fut unpeu large, et laissa le corps de Richepanse partrop en prise aux coups de l’armée autrichienne.
En effet, Kray, ayant eu tout le temps de s’as- Ksurer de la position des Français , résolut enfin se décide
S , , ‘ -, , - , à attaquer
«entreprendre quelque chose de seneux sur le i a gauche,corps de flanqueurs isolé entre le Danube etl’IUer. Dans la nuit du 5 juin, près de 3o millehommes sortis cl’Ulm se rassemblèrent à ladroite du Danube pour l’assaillir, tandis que26 mille, postés entre l’Iller et la Kamlach, con-tiendraient l’année française.
Bien que Moi-eau ne pût prévoir le point sur Moreau
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