LIVRE XVI, C1IAP. CIII. 325
lui et la brigade Levasseur. La division bavaroise,primitivement dirigée sur Gutteuzell, puis re-levée par un détachement de Sporck, marchaensuite sur la direction d’Gchsenliausen ; enlin ,quelques régimens de cavalerie légère se portè-rent en partisans sur Waldsée et Wurzacb.
Tout alla d’abord au gré des Impériaux,Walther, accablé et menacé, fut recueilli par-la réserve sur les hauteurs de Guttenzell, oùIlichepause opposa à des forces supérieurestoutes les ressources de son inébranlable fer-meté : mais, instruit que l’ennemi gagnait sesderrières vers Ochsenhausen , il ordonna-à Wal-ther de se replier sur les hauteurs d’Edelsbeuren ;Saliuc, pressé par Baillet, avait évacué Ober-balzheim, et tenait vivement en arrière pourdonner le temps à Ney de venir à son secours.
Ce brave n’était pas habitué à se faire attendre :dès que Grenier lui eut communiqué l’ordre derebrousser chemin pour secourir Richepanse,il avait volé au point menacé ; sa division, débou-chant de Kellmunz à la course, ne tarda pas àprendre part au combat, et permit à Sahuc derentrer dans le village qu’il avait perdu. Mais laseconde colonne de Baillet, ayant tourné par-les montagnes boisées de Weidebuhl, vint aumême instant attaquer les Français à revers, eudébouchant sur Kirchberg. Le général Grenier,loin d’en être intimidé, ordonne à Ney de reve-
Belleattaquede Ney surKirchberg.