PIECES JUSTIFICATIVES.
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Que si, malgré toutes ces chances douteuses, l’ar-mée obtient le succès qu’on a encore droit d'attendre,elle n’en peut espérer cependant aucun avantage le len-demain de la victoire ; car en supposant que de nou-velles forces ne viennent pas très-promptement l’obli-ger à combattre de nouveau, et qu’elle puisse allerjusqu’à la saison des débarquemens sans avoir besoinde réparer les pertes que lui aurait causé le gain d’unebataille, à quoi serait-elle réduite, obligée alors de sedisséminer sur une étendue de côtes de plus de roolieues, et de garder encore les vastes débouchés duDésert ? La place d’El-Arisch n’étant plus en son pou-voir, et le faible poste deCathiéh ne pouvant arrêter lamarche de l’ennemi, elle laisserait toute la Basse-Egypte sur la rive orientale du Nil , exposée à un en-vahissement facile, et ne pouvant plus opposer de ré-sistance nulle part, elle serait contrainte de se livrer àdiscrétion ;
Que d’un autre côté, si le succès du combat n’étaitpas pour nous, comment pouvoir sauver de l’assassinatles 20 mille Français, qui se trouvent en Egypte , dontla mort serait inévitable avec une soldatesque effrénée,et une population de fanatiques à qui tous les droitsde la guerre et des nations civilisées sont inconnus ?
Que nous n’avons pas même sur cette frontière une
seule place fermée où les* débris d’une armée battuer ôl, tu.
puissent se réunir et trouver des : approvisionnemensqui les mettent en état de se défendre, jusqu’à ce qu’ob-ligés de capituler, ils puissent obtenir les conditionsd’un traité quelconque;
Qu’Alexandrie, la seule place dont les fortifications,