Band 
Tome treizième. Campagne de 1800. - Première période.
Entstehung
Seite
439
JPEG-Download
 

PIECES JUSTIFICATIVES.

439

Que si, malgré toutes ces chances douteuses, lar-mée obtient le succès quon a encore droit d'attendre,elle nen peut espérer cependant aucun avantage le len-demain de la victoire ; car en supposant que de nou-velles forces ne viennent pas très-promptement lobli-ger à combattre de nouveau, et quelle puisse allerjusquà la saison des débarquemens sans avoir besoinde réparer les pertes que lui aurait causé le gain dunebataille, à quoi serait-elle réduite, obligée alors de sedisséminer sur une étendue de côtes de plus de roolieues, et de garder encore les vastes débouchés duDésert ? La place dEl-Arisch nétant plus en son pou-voir, et le faible poste deCathiéh ne pouvant arrêter lamarche de lennemi, elle laisserait toute la Basse-Egypte sur la rive orientale du Nil , exposée à un en-vahissement facile, et ne pouvant plus opposer de ré-sistance nulle part, elle serait contrainte de se livrer àdiscrétion ;

Que dun autre côté, si le succès du combat nétaitpas pour nous, comment pouvoir sauver de lassassinatles 20 mille Français, qui se trouvent en Egypte , dontla mort serait inévitable avec une soldatesque effrénée,et une population de fanatiques à qui tous les droitsde la guerre et des nations civilisées sont inconnus ?

Que nous navons pas même sur cette frontière une

seule place fermée les* débris dune armée battuer ôl, tu.

puissent se réunir et trouver des : approvisionnemensqui les mettent en état de se défendre, jusquà ce quob-ligés de capituler, ils puissent obtenir les conditionsdun traité quelconque;

QuAlexandrie, la seule place dont les fortifications,