5
LIVRE XVII, CHAP. CV.
Belle-Ile , où ils s’étaient présentés sans lien oserentreprendre.
L’ordre dans la comptabilité et les dépensesramenait peu à peu la confiance dans les tran-sactions ; les manufactures encouragées par uneadministration éclairée, renaissaient de toutesparts. Le commerce maritime encore alimentépar les neutres et la course, offrait des dé-bouchés aux produits du sol et de l’industrie.L’unité dans les intérêts et les vues du gouver-nement , imprimait un heureux élan à toutes lesbranches de la prospérité publique.
Cet état de choses réagissait à son tour sur lesarmées : déjà Brune, partant pour remplacerMasséna en Italie, laissait à Dijon une secondearmée de réserve aux ordres de Macdonald ; et,Augereau , qui commandait en Hollande, sepréparait à conduire sur le Mein une armée gallo-batave, qui devait y fixer irrévocablement lasupériorité sous les drapeaux républicains. Fiè-res de leurs étounaus succès, les légions fran-çaises ue demandaient que de nouvelles occa-sions de vaincre sur l'Inn comme sur le Mincio.
La situation politique de l’Europe , à la veillede subir un bouleversement complet, n’offraitpas encore, au moment où nous touchons, devariation remarquable : tout restait dans lespositions indiquées au chapitre 99. Les se-cousses intérieures qui agitaient l’Ilelvélie, me-