LIVRE XVII, CiiAP. CV. 9
impérial s’était trop bien trouvé de ce systèmetout récemment encore sous Marie-Thérèse,pour en changer sous le règne orageux de sonpetit-fils.
Jamais l’application de ces maximes n'avaitparu aussi urgente et aussi sage. Le ministèrejugea donc indispensable de gagner le plus pos-sible de ce temps sur lequel on fondait de sigrandes espérances ; à cet effet, il réexpédia aussi-tôt le général St.-Julien à Paris . Le but ostensiblede sa mission était de traiter des divers arrau-gemens résultans de la convention d’Alexandrie ,et de proposer un armistice; mais il était enoutre porteur d’une lettre autographe de l’Em-pereur au premier consul, qui répondait auxpropositions de paix. Cette démarche bien qu’ellepût cacher une arrière-pensée, n’avait rien decontraire aux usages de la diplomatie , puisquele cabinet de Vienne se réservait toujours de nerien terminer sans le concert de lord Minto ,ambassadeur d’Angleterre.
Le comte de St.-Julien, arrivé le 21 juilletdans la capitale , hâta sans prudence le dénoû-ment de sa mission ; car six jours après il avaitdéjà signé des préliminaires de paix avec le mi-nistre Talleyrand , et il partit aussitôt pourVienne, accompagné du général Duroc,aide-de-camp de Bonaparte . Ces préliminaires stipu-laient, t° que la paix serait établie sur les bases
Celui-cisigne lespréliminai-res de paix.