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point du ressort de cet ouvrage; il nous suffitd’avoir établi dans le premier volume les pointsde vue qui nous semblent devoir diriger la poli-tique européenne à l’égard de l’Angleterre, et,quant à présent, d’énoncer succinctement leslaits qui motivèrent à la lin de 1800 le renou-vellement de la neutralité armée de 1780.
Jamais époque ne fut plus favorable pour pla-cer la navigation des neutres sous la sauve-gardedes saines maximes du droit public. La paix serétablissait sur le continent, et la guerre mari-time durait encore. De la Manche au Bosphore,des bouches de la Dwina aux colonnes d’Her-cule , il n’était pas une nation commerçante quin’eût à venger quelqu’infraction à ses droits,quelqu’atteinte portée à l’honneur de son pa-villon. Les ressentimens qui avaient déterminéPaul 1 er à se séparer de la coalition, l’invitaientà faire revivre les principes professés par sonillustre mère. Déjà parla couventiou de Copen-hague, du 27 mars 1794, l es cours de Suède etde Danemarek avaient contracté une étroite al-liance pour assurer une protection réciproqueà la navigation de leurs sujets. Renouvelant lesdispositions de 1780, elles avaient déclaré laBaltique , mer fermée, armé chacune huit vais-seaux de ligne et un nombre proportionné de{'régates, et stipulé la réunion de ces forces pourassurer l’exécution du traité.
Mesuresdéfensivesdes neutres