LIVRE XVII, CIIAP. CV. 4^
la loi du 17 mars 1800 , se fit remarquer dès sespremiers actes, par l’impartiale équité de sesjugemens.
L’un des plus heureux résultats de ce retour Conventionà des principes dont on n’aurait jamais dû se dé- 3 0 septem-partir, fut le rétablissement de la bonne bar- b ^ t I r g° ] °’monie entre la France et les Etats-Unis . Depuis France et lesl’événement de Pinckney dont nous avons renducompte (chapitre 78), et qui avait tourné à lahonte des agens prévaricateurs du directoire,les deux partis s’aigrirent de plus en plus : ledirectoire se plaignait de la partialité avec la-quelle le gouvernement américain accordait àl’Angleterre des avantages réservés à la France ,par les stipulations formelles du traité de1778. Le président Adams, répondait à ces re-proches en délivrant aux armateurs des lettresde marque pour courir sur les bâtimens fran çais , et en faisant annuler par une loi, les traitésqui unissaient l’Amérique à sa plus anciennealliée. Cependant, comme aucune déclarationde guerre n’avait accompagné ces actes d’hosti-lité, le directoire se ravisa, et manifesta au moisde septembre 1798 , le désir de rentrer dans lesvoies de conciliation. Ses ouvertures ayant étéaccueillies, le président des Etats-Unis envoyaen France de nouveaux négociateurs, dont lesefforts réussirent à opérer un rapprochementsur quelques-uns des points en litige. Après le