LIVRE XVII, CHÀP. CV. 45
gens universel, à l’égard des ports effective-ment bloqués , et des marchandises de contre-bande, spécifiées dans l’article i3. Ceux qui sui-vaient énoncèrent le principe général que lepavillon couvre la marchandise, et que les bâti-mens sous convoi de vaisseaux de guerre sont àl’abri de la visite. Ainsi, ces maximes tutélaires,triomphe d’une civilisation perfectionnée, étaientdevenues à cette époque, le cri de ralliementde toutes les nations commerçantes; sanction-nées par un assentiment presque unanime, cou-sacrées dans une fouie de traités solennels , ellesconstituaient proprement le code maritime uni-versel. L’Angleterre seule s’obstinait à les mé-connaître , et les puissances du Nord prépa-raient, sous l’influence de Paul r r ,les mesuresles plus vigoureuses pour triompher de ses in-justes prétentions.
Pendant que la cité de Londres observait avecinquiétude les premiers symptômes de l’oragequi se formait contre la puissance britannique,et craignait de voir se développer au nord commeau midi de l’Europe , un système de prohibi-tions qui pouvait porter atteinte à son édificecommercial; le cabinet de St.-James , loin d’êtreintimidé par les circonstances nouvelles où ilse trouvait, multipliait ses expéditions lointai-nes, et redoublait d’activité dans ses arméniens.Jamais il n’en montra davantage qu’au moment