LIVRE XVII, CIIAP. CV. 49
il seconda un instant les opérations des alliés enToscane , et excita les Napolitains à reparaîtresur le théâtre de la guerre.
Le peu de succès de ces expéditions 11e futpas le seul nuage qui obscurcit le tableau desprospérités britanniques ; une forte tempêtesurvenue au milieu de novembre, jeta sur lescôtes de France une immense quantité de bâti-meus. Outre cela, plusieurs insurrections furentoccasionées dans l’intérieur parl’excessivechertédes grains : la France semblait avoir renvoyé àses implacables adversaires tous les fléaux de lafamine qu’elle avait éprouvée en 1794 et 1790 :peu s’en fallût que l’on ne réduisît le peuplede Londres , à quelques onces d’un pain gros-sier, comme cela s’était pratiqué à Paris au fortde la terreur. L’Angleterre trouva dans le zèlede ses administrateurs et dans la cupidité dequelques employés français , au nombre des-quels ou assure que figurait Lucien Bonaparte lui-même, un faible soulagement aux maux dela disette. Ainsi, une nation qui avait mis aurang des crimes de haute-trahison, celui de por-ter des subsistances à la France républicaine,s’estima heureuse d'en recevoir des secours danssa propre détresse.
Ces insurrections plus déplorables par leurcause que dangereuses pour leur'résultat, fu-rent trop promptement apaisées pour troubler
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La faminedésole
l'Angleterre,