LIVRE XVII, CHAP. CVI. 8 'J
Haag vers Ampfing et Miibldorf, craignit de con-tinuer son opération offensive sur Dachau : sesconseillers déjà effrayés des suites d’un plan bienconçu, mais mal préparé, le décidèrent à y re-noncer et à préférer les chances d’une bataillesur la route directe de Munich . On ne sauraitdissimuler que la continuation d’une marche surLandshut , en tournant pour ainsi dire le dos auxFrançais , n’offrît de grands inconvéniens dèsque tout n’était pas prévu d’avance pour basersur Ratisbonne la ligue future de retraite et d’ap-provisionnemens.
Les généraux autrichiens reconnaissant eniiu n s changentleur manque de prévoyance, crurent y re-médier par un changement subit de direction : sur leurs pasils résolurent de se rabattre, le 3o novembre, surleur gauche, vers Ampfing et Dorfen . Cette mar-che exécutée par de mauvais chemins vicinauxà travers des terrains dilliciles, acheva d’abîmerl’armée avant d’avoir combattu.
Moreau, de son côté, avait été mieux avisé. Ses Moreau setroupes disposées de bonne heure entre la forêt ^VenTece-*d'Ebersberg et Munich , y étaient reposées et voir,prêtes à tous les assauts. Lecourbe dont la droitemasquait toujours les issues du Tyrol, n’avaitconservé avec lui que trois brigades qui cou-vraient , vers Helfendorf, la route de Rosenheim .
La division Decaen, du centre, tenait Ebersberg et la roule de Wasserbourg; celles de llichepanse