LIVRE XVII, CHAP. CVI. 93
2, à faire serrer et reposer leurs colonnes unpeu alouge'es par une marche pénible ; l’Archi-duc donna, pour le 3 décembre, des ordres dontla teneur prouve qu’il s’était exagéré ses avan-tages de la veille.
L’armée devait être formée en quatre divisions Dispositions
. . , i arrêtées
principales, non compris 1 avant-garde aux or- p 0U r cettedres du général Loppert, et deux corps déta- bataille,chés. Kienmayer à la droite, ayant quitté Lands-liut pour revenir à Dorfen , reçut l’ordre dedéboucher avec 12 bataillons et 28 escadrons parLendorf. La division Baillet-Latour l’appuieraiten marchant par Iss en et Weyer sur la plaine dePreissendorf. La colonne principale était com-posée d’une petite avant-garde de trois bataillonset dix escadrons, des huit bataillons de grena-diers autrichiens sous le général Kollowrath,d’une trentaine d’escadrons de réserve aux or-dres du prince de Lichtenstein, et en outre ducorps auxiliaire bavarois. Elle devait s’enfoncerdans la grande forêt que traverse la chaussée,et gagner par Hohenlinden la plaine d’Anzing ,où était le rendez-vous de l’armée. Enfin la co-lonne de Riesch, d’une force à peu près égale auxdeux premières, et destinée à former la gauche,se porterait par Albachingà St.-Christophe, d’oùelle s’avancerait sur Anzing ou Ebersberg , selonl’événement.
Pour favoriser l’attaque principale, toujours