Ç)6 HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
secondé de la réserve de cavalerie, fut chargéde défendre Harthof et les avenues de Puch . Labrigade d’Espagne , poussée en Hanqueurs surErding , devait empêcher les Impériaux de pren-dre la ligne à revers, jusqu’à ce que l’arrivée deCollaud, attendu de Freysing, dégageât entière-ment ce point de leur présence importune.
11 était évident que si rien n’arrêtait l’effet deces mesures, le c ?rps de bataille conduit par legénéral Kollowrath, se trouverait assailli de frontpar Ney et Grouchy , pris à revers par Riche-panse, et entouré dans un coupe-gorge où il nepouvait se mouvoir; dès-lors sa destruction étaitinévitable.
Le 3, le jour commence à poindre; à la pluiebattante des jours précédens, succède tout à coupune neige qui tombe à gros flocons; et, commeà la célèbre bataille d’Eylau, l’horizon en esttellement obscurci qu’on se distingue à peine àquelques pas. Les colonnes autrichiennes s’é-branlent à la fois, malgré ces sinistres présages.Meczeri gagne Freysing; Kienmayer s’acheminesur Erding, Lendorf et Puch ; Baillet sur Har-thof et Preisendorf. À la gauche, Riesch dépasseAlbachiug , et enfile le chemin de St.-Cliris-tophe. Les mauvaises communications suiviespar ces trois colonnes, étant défoncées par lespluies, détrempées ensuite par une neige fon-dante, permettent à peine d’y traîner quelques