] O l
LIVRE XVII, CHAP. CVI.
titillons autrichiens n’eurent pas un meilleursort. Quelques-uns parvinrent à s’évader à tra-vers la forêt, dans un désordre facile à imagi-ner.
Richepause continuant sa inarche au milieudu parc ennemi abandonné, rencontra enfin lestirailleurs de Ney et de Grouchy . Les vainqueurspurent alors se féliciter de la victoire, et jugerleurs trophées, 97 pièces de canon, et 7 à 8mille prisonniers , étaient restés dans le gouffreoù l’imprudence de leurs chefs les avait engagés.
Nous quitterons un moment cette scène dedésastre, pour voir ce qui se passait sur Je restede la ligne.
Le général Grenier, après avoir défendu parde petites avant-gardes les approches de sa posi-tion, afin de retarder la marche de l’ennemi,commençait à être pressé par des forces supé-rieures. La division Legrand tenait tête aux co-lonnes de Kienmayer , en avant de Harthof;assailli par une masse d’infanterie du côtéd’Ejpertiug, et chargé en même temps sursa droite par un gros de cavalerie, il lui falluttoule sa bravoure pour se maintenir. Au mêmeinstant la division Bastoul, attaquée par Baillet-Latour, défendit avec vigueur les avenues dePreissendorf. Une partie de la division Ney la se-condait à droite dans les bois de Krainacker, etla réserve de cette dernière division, dirigée par