LIVRE XVII, CHAP. CVI. 1 33
. Cette petite armée d’observation, suffisantepour tenir tête aux corps de Simbschen et dubaron d’Albini, même aux renforts qu’auraitpu leur donner l’électeur de Bavière , n’étaitplus de force à se mesurer contre eux lorsqu’ilsseraient joints par les io mille hommes qu’onsupposait à Klénau.
Augereau, instruit le i 5 décembre de la mar-che de ce corps pour se joindre à celui de Simbs-chen, ne douta plus qu’ils n’eussent l’intentionde former de concert quelque entreprise contrelui. Il prit donc la résolution assez singulière dese rendre à Wurtzbourg , de convertir le siège enblocus, et d’en tirer tout ce qu’il pourrait, pourrenforcer sa ligne; puis il ordonna à Duhesmeet Barbou de pousser des reconnaissances sur lesroutes de Neumarck, d’Altorf, d’Amberg et dePeguitz. Le moment de quitter son armée sem-blait peu opportun, et ou pense que le généralen chef aurait pu tout aussi bien prescrire à Du-monceau les mesures qu’il avait à prendre àWurtzbourg . Sa bravoure bien connue le met àl’abri de tout soupçon de faiblesse; mais cetteabsence n’en paraît pas moins aussi déplacéeque les reconnaissances poussées au loin dansdes directions si divergentes.
A peine en effet revenait-il le 18, à sou corpsd’armée, qu’une canonnade violente se fit en-tendre. Pour en juger la cause, il faut se retracer