LIVRE XVII, CHAP. CVI. 137
de cette nouvelle ligne, en cherchant à menacerleur droite; mais ils le firent partiellement etsans résultat, jusqu’au 24 décembre.
Le général Moreau ayant prescrit à Ste.-Su-zanne de chercher à reprendre Ratisbonne , ladivision Souham s’était aisément emparée decette importante clef du Danube , où Klénaun’avait laissé que des partis, et dont elle pritpossession le 26.
Dès que le général autrichien reçut cette nou-velle , il résolut de se replier sur la Naab, et deregagner ensuite la frontière de Bohême. Auge-reau se porta alors en avant, et cherchait à com-biner une attaque, de concert avec Souham ,lorsque la nouvelle de l’armistice vint mettre unterme à ces opérations secondaires, qui ne pou-vaient avoir aucune influence notable sur le sortde l’armée autrichienne.
En effet, la réponse du cabinet deVienne auxpressantes sollicitations de l’archiduc Charles,ne s’était pas fait attendre : le comte de Grunese présenta le 20 décembre au quartier-généralde Moreau à Steyer, et conclut avec lui un ar-mistice par lequel l’Empereur promettait detraiter séparément de la paix.
Ainsi, l’armée républicaine, après avoir fait90 lieues en i 5 jours, franchi trois rivières con-sidérables, pris 20 mille hommes à l’ennemi,mis autant hors de combat, et enlevé i 5 o pièces
Le comtede Grunesignel’armisticede Steyer.