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[Tome quatorzième. Campagnes de 1800 et de 1801. - Tome quinzième. Campagnes de 1802 - 1802.]
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LIVRE XVII, CIIAP. CVII. 14 1

gent qui ternit Ja gloire de Marlborough, avaitété remplacé par Brune. Les principes démocra-tiques bien connus de cet officier, déterminè-rent, dit-on, le choix du premier Consul, qui,cherchant à relever le parti républicain en Lom-bardie , et voulant commander lui-même plustard sur le théâtre de ses premiers succès , avaitplus besoin d’un lieutenant populaire et agréableà la multitude , que d’un général habile.

La république cisalpine reprenait autant deconsistance qu’on pouvait l’espérer d’un paysécrasé sous les charges de la guerre. Par unesage prévoyance, Bonaparte s’était borné à luidonner une administration provisoire , se réser-vant de lui octroyer, après la paix, les institu-tions qui devaient la régir définitivement.

Le Piémont, gouverné de même provisoire-ment, donnait quelques signes d’agitation parsuite de la réunion peut-être prématurée duNovarais à la Cisalpine . Cette mesure qui mé-contentait le parti républicain , autant que celuide Charles-Emmanuel, était pour tous deux untriste présage de l’avenir du Piémont, bien quedans le fait, elle ne fut point incompatible avecson indépendance. Déjà Bonaparte avait conçul’idée d’ouvrir par le Simplon une communica-tion directe entre la France et l'Italie , et l’exé-cution de ce plan, dont il devait résulter tantd’avantages pour les deux pays, eut dépendu du