LIVRE XVII, CHAP. CVII. 1^5
Macdonald en 1799, n’avait point effrayés, op-posèrent une résistance qu’on eût à peine atten-due de troupes aguerries : se croyant invinci-bles dans leur mauvaise citadelle, ils y bravè-rent toutes les menaces et les sommations desgénéraux républicains. Monnier, après avoirchassé les insurgés et deux bataillons toscansdes bords de la Cbiana, se présenta enfin devantArezzo . Une canonnade très-vive fut dirigée surla ville, en même temps qu’une poignée de bra-ves entourait la porte de fascines, et cherchaitvainement à y mettre le feu. L’inutilité de ce pre-mier essai enflant le courage de ces furieux,Monnier fut contraint d’avoir recours à l’assaut.Le 19 octobre, quelques bataillons munis d’é-chelles , escaladent les remparts, et soutenus pardes réserves, ils pénètrent dans la ville. Les habi-tons poursuivis de rue en rue s’y défendent avectant d’opiniâtreté, que les Français exaspérésfont main-basse sur tous ceux qu’ils rencontrent,sans distinction d’âge ni de sexe. Cependant,revenus de ce premier mouvement, les républi-cains cèdent à la voix de leurs chefs, et fontquartier à ceux qui ont échappé au carnage. Lacitadelle capitula aussitôt après, et fut rasée.Quelques détachemens autrichiens compromisdans cette échauffourée, furent renvoyés au mar-quis de Sommariva , qui jugea prudent de se re-plier sur Ancône, sans en venir à des représail-17. 10
Attaque
d’Arezzo.