LIVRE XVII, CHAP. CVII. l6ï
qu’on pénétrerait dans ce pays; si l’armée impé-riale n’avait pas été appuyée par Peschiera , Man-toue, Legnago , Ferrare et Ancône ; enfin si cemouvement eût été conçu au quartier-généralde l’a rmée d’Italie , et en harmonie avec ses com-binaisons sur leMincio, nul doute qu’on eût puse promettre des avantages en opérant un effortsur l’extrémité de la ligne opposée à la merAdriatique . Mais il s’agissait d’établir deuxmasses isolées, sous des chefs qui avaient lesmêmes droits au commandement, et qui pou-vaient finir par ne pas s’entendre : la plus fortede ces masses devait rester inactive, tandis quecelle destinée à porter les coups, allait s’enfon-cer dans des gorges arides, où le matérield’un petit corps d’armée n’eût jamais pu passer.Dans de telles conjonctures on nous permettrade croire que la résolution de Brune était préfé-rable au projet de son collègue. Toutefois, bienqu’il fût décidé à le rejeter, il détacha de sagauche la brigade Lecchi, avec ordre de re-monter l’Oglio , pour lier les deux armées, etrenforcer celle des Grisons .
Macdonald , piqué de ce refus, ne s’enmontra que plus pressé de déboucher dans lavallée de l’Adige , afin de prouver par des faitsl’excellence de sa proposition. Il ordonna doncau général Vandamme de faire attaquer le Mont-Tonal, et celui-ci confia à la brigade du général,17. 11
Macdonaldfait attaquerle Tonal.