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[Tome quatorzième. Campagnes de 1800 et de 1801. - Tome quinzième. Campagnes de 1802 - 1802.]
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LIVRE XVII, CHAP. CVII. l65

contrées, dont une victoire sur l’Adige remet-trait bientôt en possession si l’on venait à lesperdre un instant. Il se contenta donc de laisserle général Petitot sur la droite du Pô, avec uncorps d’observation d’environ 3 mille Français ou Cisalpins, pour observer Sommariva, para-lyser la garnison de Ferrare commandée parSchusteck, et entretenir la communication avecMiollis. Ce corps de flanqueurs , secondé par labrave garde nationale de Bologne , qui ne comp-tait pas moins de 4 mille hommes, reçut l’ins-truction de se tenir le plus près possible desAutrichiens, et de les empêcher de faire desincursions sur la gauche du Pô.

Ces dispositions remplirent leur but. Le comtede Damas ayant pénétré en Toscane , fut battupar Miollis; les marches de Sommariva versImola , et les attaques de Schusteck, ne produi-sirent aucun événement assez notable pour dé-tourner Brune du plan qu’il avait adopté.

L’armée active, forte d’environ 55 mille baïon-nettes et 8 mille sabres, outre l’artillerie, ap-puyait sa droite au Pô, et la gauche au-dessusdu lac d’idro , d’où elle devait communiqueravec Macdonald. Sa composition était excellente,les vétérans de Gênes , les blessés, les maladesl’avaient rejointe, et à peine comptait-on dansles rangs quelques jeunes soldats. On lui donnaune organisation mieux entendue que les précé-

Organisa-tion et forcede l’arméefrançaise.