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[Tome quatorzième. Campagnes de 1800 et de 1801. - Tome quinzième. Campagnes de 1802 - 1802.]
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l66 HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.

dentes, et semblable à celle de l’armée du Rhin.Deux ailes, un centre et une forte réserve, com-posés chacun de deux divisions, et commandéspar des lieutenans-généraux ; des divisions degrosse cavalerie et de dragons réunis ; enfin unparc de réserve de 60 pièces, non compris 100bouches à feu distribuées aux divisions , rempla-cèrent le système moins centralisé qui existaitdepuis la révolution (1).

Delmas commandait l’avant-garde, Dupontl’aile droite, Suchet le centre, Moncey la gau-che, et Michaud la réserve; le tableau ci-jointdonnera une idée de cette composition.

Force et Oa évaluait l’armée impériale à 80 mille com-P °des° nS battans; toutefois comme les corps du Tyrol,Autrichiens opposés à l’armée de Macdonald, sont comprisdans cette évaluation, et que probablement celuide Sommariva y figure de même, on peut à

(i) Il ne manqùait à cette organisation, pour être parfaite, quetrois divisions par aile, au lieu de deux : ce nombre de trois est leplus convenable pour toute organisation militaire , car il donnemoyen de mettre deux de ces unités en ligne, et la troisième enréserve. Si le corps entier se trouve en bataille, on rencontre aussidans ce nombre de trois , l’avantage d’avoir un centre et des ailestout organisés, tandis que dans le nombre deux , le centre se trouveêtre un intervalle, un point dégarni. Une division qui a deux bri-gades , en engage une, et tient l’autre en réserve ; si elle en a trois ,elle peut en engager deux, ce qui fait une énorme différence. L’ar-mée russe qui, après avoir beaucoup emprunté à ses voisins, peutaujourd’hui servir de modèle dans presque tous les genres, es *organisée d'après ces principes.