LIVRE XVII , CHAP. CVIL l 83
sort des retranche mens à la tète de ses troisdemi-brigades, et se précipite sur le liane droitde l’ennemi. Dupont, voyant l'urgence de leseconder, ordonne le même effort sur toute laligne ; le 11 e de hussards , et une partie du 3 e dechasseurs, soutenus par l’artillerie à cheval,foudeut sur les bataillons impériaux : partoutceux-ci plient, et perdent en un instant le ter-rain qu’ils venaient de gagner au prix de tant desang ; la division Watrin leur enlève 7 à 800 pri-sonniers, un drapeau et cinq pièces de canon :
Mouuier rentre dans Pozzolo.
L’ardeur des troupes républicaines , les avait Lesemportées loin des ponts, sans y laisser de ré- C nîùvèntuneserve. Suchet, craignant qu’il n’en résultât quel- seconde fois
il S . Pozzolo.
que malheur, lit aussitôt passer le iuincio aureste de la division Gazau. A peine celle-ci était-elle l’éunie sur la rive gauche, que les Impé-riaux, renforcés par Bellegarde, dirigèrent unenouvelle attaque contre Pozzolo, et réussirent àl’arracher aux troupes de Mounier, épuisées defatigue par les efforts réitérés qu’elles venaientde soutenir.
Watrin se trouvait alors à une lieue en plaine,entraîné par l’ardeur qu’il mettait à poursuivreses avantages. Ce général s’apercevant de l’échecessuyé par sou collègue, dans la crainte d’êtretourné lui-même, prit le parti de se replier eubon ordre, et de venir se mettre sous la pro-