LIVRE XVII, CHAP. CVII. T97
pices , n’est formidable que contre une colonnevenant du Tyrol, parce que dans ce cas l’ennemidoit les escalader (Voyez pl. XXVI) \ mais envoulant y tenir contre un adversaire qui vient deRivoli, on a ces mêmes principes à dos. Le sortdu centre d’AIvinzi, à la fameuse bataille deRivoli, ne détourna pas les Autrichiens de larésolution d’y combattre. Scbilt, instruit decette faute, résolut d’attaquer au milieu de .lanuit un ennemi si imprudent. A dix heures dusoir , il assaillit le poste autrichien , et le culbutadans le ravin de Fereyra, où il laissa 4 à 5 ooprisonniers. Boudet, de son côté., poussa l’en-nemi au-delà de Dolce sur Péri.
Le 3 janvier, la brigade Merle rencontra lecorps de Rousseau sur les hauteurs d’AUa ( PLXXI 11 ) , où il voulait tenir, pour attendre desrenforts du général Laudou, qui, placé versMori, comptait faire face à Rochambean du côtéde Riva, et à Moncey par la vallée de l’Adige.Les Autrichiens défendirent avec valeur le bourgd’Alla, où la 102 e pénétra en colonnes serrées,sans pouvoir s’y maintenir : heureusement la 60 earriva sur le flanc de l’ennemi, et l’obligea àbattre en retraite, eu abandonnant 5 à 600 pri-sonniers.
La division autrichienne qui tenait San-Marco,avait reconnu à loisir les avantages de ce poste,difficile à attaquer de front. Boudet résolut de
Combat
d’Alia.
janvier.