LIVRE XVIII, CIIAP. CVIII. 249
Dundas suivireut son exemple. Addiugton suc-céda au chancelier de l’échiquier, Hawkesburyfut porté au ministère des affaires étrangères,lord St.-Vincent devint président de l’amirauté,et sir Charles Yorck prit le département del’armée de terre.
Ces nouveaux ministres n’entrèrent en fonc-tion que le 14 mars, et leurs relations intimesavec les anciens, a fait croire que ceux-ci con-servèrent toute leur influence dans les affaires,et que celte retraite ne fut qu’un simulacre pourlever les scrupules du premier ministre, satis-faire à la fois l’opinion publique, le parti quivoulait la paix, et les catholiques d’Irlande .
Cependant on ne peut se dissimuler que cettedémission au milieu du plus grand embarras oùl’Angleterre se fût jamais trouvée, est un mys-tère que le temps seul pourra dévoiler. La craintene parut entrer pour rien dans les calculs dePilt, puisqu’à l’instant où il abandonna le timondes affaires, ou préparait l’expédition contre leNord, que celle contre l’Egypte était en pleineexécution, et qu’aucun point de la dominationanglaise, ne courait de danger imminent.
La supériorité maritime de l’Angleterre n’étaitque trop constatée par ses prétentions et sa con-duite envers la ligue des neutres. La situationgénérale pouvait à la vérité commander la paix;mais les stipulations en devaient être toujours