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LIVRE XVIII, CHAP. CVIII.qu'altier. On assure que le soir même de sa mort,ce prince qui ignorait encore le départ de l’es-cadre aux ordres des amiraux Nelson et Parker,refusait d’écouter aucune explication, renvoyaitles dépêches sans les ouvrir, et méditaitle projet,de concert avec la Prusse et la France , de fermertous les ports du continent.
D’un côté le grand caractère et l’activité dupremier Consul, de l’autre l’impétuosité et laforce de volonté de l’empereur Paul, l’intérêt plusévident encore de la Suède d’accord avec labizarrerie deson jeuneSouverain, le ressentimentdu Danemarck, enfin les avantages que se pro-mettait la Prusse de la liberté de son pavillonet de l’occupation du Hanovre , semblaient assu-rer à cette coalition formidable, une durée quidevait être menaçante pour l’Angleterre. Peut-être eût-elle vainement prodigué les dépouillesdel’Inde , et les trésors entassés par son industrie,pour conjurer une tempête aussi violente. L’ac-cord de tous les sentimens généreux avec les an-ciennes jalousies et de justes ressentimens, inspi-raient des résolutions énergiques aux plus faibles.Comme le disait un pair anglais : a on armait dans« tous les chantiers, et bientôt les escadres de» la Grande-Bretagne , insuffisantes sans doute» pour combattre tant d’ennemis, et prévenirj) leur réunion, ne l’eussent certainement pas