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[Tome quatorzième. Campagnes de 1800 et de 1801. - Tome quinzième. Campagnes de 1802 - 1802.]
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LIVRE XVIII , CHAP. CVIII. 2*5

la propriété de l'ennemi. D’ailieurs le traité prittoutes les précautions pour empêcher les re-cherches vexatoires et les dommages qui pour-raient résulter de détention arbitraire.

La marine marchande de la Russie , encoredans l’enfance, souffrait peu des concessionsfaites à l’Angleterre parce traité; mais la Suède et le Danemarck sentaient le préjudice qjui enrésulterait pour eux, et tardèrent long-temps ày accéder. La privation de tout commerce et laprise de leurs colonies de St.-Thomas, Barthé-lemi et Ste.-Croix par l’amiral Duckworth, lesfirent passer sur un mal inévitable , pour enéviter un plus grand; la restitution des îles per-dues , celle des bâlimens séquestrés dédomma-gèrent en quelque sorte ces braves et faibles na-tions d’une humiliation dont il fallait remettrela vengeance à de meilleurs temps.

Ainsi l’importante question des neutres futmalheureusement tranchée d’une manière quidevait laisser de longs regrets aux autres puis-sances de l’Europe . Toutes durent renoncer auxbienfaits de la liberté des mers; celles du Nordrentrer dans une neutralité passive; la France renoncer à conserver l’Egypte , et à dicter unepaix désavantageuse à la superbe Albion.

Les contre-coups de ce traité, furent rapides;la Prusse sans marine, ne pouvait rien faire seulepour la cause générale; cédant à son tour, elle

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