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les grandes puissances en sa faveur. Ne pouvantplus se dissimuler que la dernière levée de bou-cliers, plus intempestive encore que celle de1799, ne lui attirât un châtiment, elle comptaitque ses alliés eu amortiraient du moins la rigueur.
Murat qui, à l’invitation du Pape, s’était renduà Rome , comme nous l’avons déjà dit, avait faitgarnir par douze raille hommes la frontière occi-dentale du royaume de Naples, tandis que Soultoccupait avec dix mille autres la ligue du Troutoet le littoral de l’Adriatique.
Le général eu chef jouissait, dans l’anciennecapitale du monde, de l’accueil le plus flatteur,lorsqu’il y reçut la nouvelle de la paix de Luné-ville , qui répandit parmi le peuple romain, lamême allégresse que dans le reste de l’Europe .On prévit bien qu’un arrangement définitif avecNaples 11e tarderait pas à être conclu; mais letraité de Lunéville , ne stipulant rien eu faveur deFerdinand, ce prince sentit qu’il fallait subirla loi du vaiuqueur, et s’en rapporter unique-ment à la médiation du ministre russe Lewas-choff. Le Roi eut donc recours aux talens du ducde Gallo, pour lequel le premier Consul avaitconservé des sentimeus d’estime depuis la paixde Campo-Formio : ce ministre fut dépêché àParis en même temps que des négociations s’ou-vraient à Florence , entre le chevalier de Miche-roux et l’ambassadeur Alquier.