202 HISTOIRE DES GUERRES DF. LA REVOLUTION,blique, pourvu que son trône fût à l’abri desrévolutions; d’ailleurs, on n’était pas eu mesured’opter. La négociation prit donc une marcherapide, et le traité définitif, signé à Florence le28 mars, différa peu des intentions de Bonaparte .11 portait en substance :
i° La cession à la France de la ville de Porto-Longone dans l’île d’Elbe, des présides de Tos-cane, et de la principauté de Piombino ; 2 0 lafermeture des ports des Deux-Siciles aux Anglais ,moyennant quoi la France s’engageait à fournir,en cas de nécessité, pour la défense de la Sicile ,un corps auxiliaire, équivalent à celui que four-nirait la Russie ; 3 ° le paiement de cinq cent millefrancs , pour être répartis entre les Français ,victimes des désordres arrivés à Naples, à Viterbe ,et autres lieux; 4 ° la permission à tous les Napo-litains poursuivis, bannis ou forcés de s’expatrier,pour des faits relatifs au séjour des Français dans
ainsi que ses officiers, que nous ne voulons point révolutionnerNaples , et que nous sommes aujourd’hui sincèrement réconciliésavec le Roi. *
» Mon intention est que le général Soult et son état-major, ail-lent à la messe les jours de fête, avec la musique; qu’ils viventbien avec les prêtres et avec les officiers du roi de Naples* »
J’attends aujourd’hui que toute l’activité du général Murat seportera à occuper l’île d’Elbe. Il peut écrire en Corse pour que lecommandant prépare, â Bastia ou à Santo-Pelegino, une expé-dition d’un bon bataillon de la a3 e , pour entrer dans celte île *qui nous offre un port trcs-considérable pour nos escadres.