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Ayres , pour pénétrer ensuite sur tous les pointsde l’Amérique méridionale. Lisbonne était donc,pour le commerce anglais, ce que Gibraltar estpour lamarine militaire; c’est de là qu’il inondaittout le Midi et le Levant de ses marchandises.
Fermer au commerce ennemi ces précieux dé-bouchés, et se renforcer de tous les moyens d’unepuissance jadis'maîtresse des mers, n’était pasJe seul résultat qu’on se promit, en occupant ceroyaume. Au jour de la paix, il devait encore,avec la presqu’île d’Olrante, Servir de compensa-tion aux conquêtes faites par l’Angleterre dansles Iudes Occidentales.
Le moyeu le plus sûr d’atteindre ce but étaitd’y faire concourir l'Espagne : afin de l’enchaînerd’une manière irrévocable à son alliance, Bona-parte érigea le grand-duché de Toscane enroyaume, pour Je donner à l’infant Louis deParme, en échange-du duché de Parme et Plai-sance, que son père, déjà avancé en âge, céde-rait à la république. Cet acte d’une sage politi-que, qui d’un même coup enlevait ce pays àl’inlluence autrichienne, et engageait l'Espagne à faire cause commune avec la France dans tou-tes les guerres d’Italie, devait plaire à la famillerégnante autant qu’à la nation espagnole , fièredu rôle qu’elle avait joué dans la presqu’île ita-lique sous le règne de l'erdinand-le-Catholique et de Charles-Ouint.