LIVRE XVIII, CHAP. C1X< 2q3
drid à la guerre coutre le Portugal , rencontraientde grands obstacles, d’un côté dans les senti-mens de Charles IV et de la reine pour leur fille,épouse du Prince Régent ; et de l’autre dans lesreprésentations d’Urquijo. Ils furent bientôt levéspar Godoï, qui promit néanmoins à son maîtrede se borner à un simulacre de guerre, et necessa d’entretenir avec le cabinet de Lisbonne des relations clandestines.
Toutefois la nouvelle de la victoire de Hohen-linden, et peu de jours après le décret d’organi-sation d’une armée d’observation de 20 millehommes sur la Gironde , ne laissèrent pas d’autrealternative au cabinet de Madrid , que de sebrouiller avec Bonaparte , ou de seconder sesdesseins. Le Portugal fut de nouveau sommé defermer ses ports aux Anglais , et menacé d’uneinvasion par les forces combinées des deux puis-sances.
Cependant, le Prince Régent ne céda pas pisposi-
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aux premières menaces. Loin d obtempérer a Ja Pr ; ncedemande de fermer ses ports aux Anglais , il fit Régeut et
quelques préparatifs de defense, et négocia aveceux relativement aux secours qu’il en attendait.
Pitt n’avait rien négligé pour retenir cet an-cien et fidèle allié : il avait offert d’entretenirun corps considérable , moyennant que les for-ces combinées fussent subordonnées à un généralanglais , et par là même aux ordres de son ca-