3o8 HISTOIRE DES GUERRES DE LÀ RÉVOLUTION.
Démarches En conséquence le cabinet de St.-James ré-importé doubla l’activité de ses négociations avec leDivan. L’ambassadeur Elgin, représenta vive-ment les dangers de temporiser plus long-temps,et l’impossibilité où serait la Porte de rentrereu possession de cette belle province, si Bona-parte parvenait à y faire passer des renforts. Ilsoumit donc aux ministres du Sultan un plan decampagne, dont la réussite , quoique douteuse,
4 était de nature à séduire des hommes peu exer-cés à combiner des opérations militaires.
Plan arrêté Suivant ce projet, un corps de ao mille An-«vecledivan gj a j s ^ venant d’Europe , devait débarquer à lagauche des bouches du Nil , et concerter sesopérations avec l’armée turque, qui débouche-rait de la Syrie par le désert sur la rive droitedu fleuve, tandis qu’un autre corps anglais de8 mille hommes tirés de l’Inde par la merRouge, s’avancerait sur les derrières des Fran-çais , api’ès avoir mis pied à terre à Suez.
Le Divan, sans réfléchir que des corps qui de-vaient pénétrer à différentes époques en Egypte ,sur des points très-éloignés les uns des autres ,risquaient d’être accablés successivement si lesFrançais parvenaient à opérer en masse contreeux, adopta le plan du ministère britannique,convaincu d’ailleurs que toutes les forces del’empire Ottoman ne pourraient jamais expulserles républicains de l’Egypte , si elles n’étaientsecondées par des auxiliaires européens .