3l4 HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION,demanda même par écrit à Menou une explication franche et loyale. Celui-ci n’eût garde d’yrépondre. Quelques bons esprits firent de vainsefforts pour ramener l’harmonie entre les chefs,Menou fut intraitable : défiant envers tousses camarades, il s’entoura d’hommes nuis, etcorrespondit directement avec les généraux debrigade, contre tous les usages militaires. Cedernier trait acheva de le déconsidérer aux yeuxdes généraux partisans de la discipline; dès-lors on vit que l’armée serait menée commeun club , et que l’intrigue seule obtiendrait laconsidération et les récompenses qui devaientêtre réservées au mérite et à la valeur.
Démarche Sur ces entrefaites, le capitan-pacha chercha
du canitnn- ^ > 1 ,
pacha pour a plusieurs reprises a renouer les négociations.
renouer les jyj enou au jj eu profiter de ces ouvertures
négocia- r
lions, pour envoyer un officier à Constantinople ,s’obstina toujours dans ses refus, répondant àl’amiral turc qu’il devait s’adresser à Paris .
Au reste, ces mesures impolitiques ne furentpas les seules qui démontrèrent à l’année lanullité absolue de son nouveau chef. Loin deprofiter du temps qu’il avait devant lui pouraugmenter ses moyens de défense, Menou fitcesser les travaux ordonnés par Kléber, négli-gea de former des approvisionnemens, rappelales troupes campées près de Rahmauieh, et di-minua le nombre de celles qui gardaientles côtes