LIVRE XVIII, CHAP. CX. 3l5
d’Alexandrie à Damiette . (.Foyez la carte d’E-
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Si le premier Consul eût nommé un autre gé- Bonaparte
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neral, tout pouvait facilement se reparer. Mais jjenou dan»daus les premiers jours de novembre, cet es ~ lepoir fut déçu, et Menou reçut de Paris la con-lirmation de sou autorité. Ou est encore à com-prendre Comment Bonaparte, qui savait si bienapprécier les hommes, put se résoudre à con-fier les brillantes destinées de l’armée d’Orient àde si débiles mains. Desaix était parti pour ex-pliquer le traité d’évacuation, et avait trouvé lamort à Marengo; mais il restait Reynier et La-nusse , deux hommes également capables, lepremier par son excellente instruction militaire,le second par son instinct de la guerre. Lacrainte que Reynier ne manquât d’énergie etd’habitude du commandement, et la faiblessede respecter le droit d’ancienneté, là où il n’yavait pas de prééminence bien marquée , furentsans doute les motifs qui le déterminèrent.
Cependant l’année 1801 venait de commen- Nouvellescer, et tout indiquait que l’Egypte allait être commet enl’objet d’utie attaque combinée. L’aveugle géné-ral français s’obstinait seul à ne rien voir, etcroyant n’avoir à redouter que l’armée du Visir,il se bornait à faire surveiller la frontière deSyrie . Ce n’est pas que Mourad-Bey, instruit parses émissaires de tout ce qui se passait dans les