3l8 HISTOIRE DES GUERRES DK LÀ RÉVOLUTION.
du Caire , en former trois corps mobiles, dontl’un de 5 mille hommes aurait campé dans l eSenvirons d’Alexandrie , le second de même forceà Rahmanieh, et le troisième de 4 mille auCaire ; mille hommes aidés des Mameloucks au-raient défendu le port de Kosseïr , la vallée d eKeneh et le reste de la Haute-Egypte . Quelquebrillant que fût en apparence le plan de leu-nemi, il était presque impossible qu’à de sigrandes distances, il y eût un concert parfaitdans l’exécution. Si les Anglais se présentaientles premiers, la division d’Alexandrie , soutenuepar celle de Rahmanieh, suffisait pour empêcherle débarquement, et cette dernière, de sa posi-tion centrale, pouvait non-seulement se portersur tous les points de la côte menacés, ® alSencore faire filer promptement des secours surle Caire , s’il en était besoin. Dans tous les cas»il était probable que le Yisir ne passerait le dé-sert qu’après avoir acquis la certitude de la reus-site des Anglais : ainsi loin de rien craindre dece côté, la division du Caire pouvait encore, à l apremière apparition de la flotte ennemie, partirà marches forcées pour rejoindre les deux autressur le bord de la mer. La Haute-Egypte ne cou-rait aucun danger, car il était évident qu’apr eSson débarquement, le corps de l’Inde ne se ha-sarderait pas à pénétrer dans l’intérieur de 1Ë'gypte, avant d’être assuré que les masses priu cl *pales y fussent solidement établies.