LIVRE XVIII, CHAP. CX. 3ai
mes en flûte, et de plus de quatre-vingts naviresmarchands. Elle eut à souffrir du mauvais tempsdans sa navigation, et un coup de vent séparadu convoi dix-huit chaloupes canonnières tur-ques qui s’j étaient jointes. Enfin elle mouilla leI er mars dans la rade d’Aboukir .
Le général Friant, tout en expédiant un cour-tier au Caire pour annoncer la présence de l’es-cadre anglaise, fit à la hâte ses dispositions dedéfense ; incertain du point où l’ennemi opéreraitson débarquement, il laissa les marins et les in-valides dans Alexandrie , plaça quelques troupesà Rosette, à Edko et à la Maison-Carrée, et seporta lui-même à Aboukir avec environ 1,600hommes d’infanterie, deux escadrons de dra-gons et dix pièces d’artillerie.
Les vents changèrent tout à coup, et la merdevint si forte que les chaloupes anglaises nepurent approcher de la cô,te : ce ne fut que8 mars, que le temps redevenu calmepermit aux Anglais d’effectuer leur débarque-ment. Cette opération fut dirigée par le capi-taine Cochrane, qui réunit sur deux lignes, enavant de la flotte, une centaine de chaloupes àfond plat portant chacune 5o hommes de trou-pes , et les dirigea vers le rivage sous la protec-tion du feu de la flotte et des chaloupes canon-mères. Pour assurer le succès de la premièredescente, on y employa la brigade des gardes17. 21
Disposi-tionsde Friant.