Menoun’opposeque desmesuresfautives.
324 HISTOIRE DES GUERRES DE I,A REVOLUTION.
entre la mer et le lac Mahadieh; les brigadesStuart et Doyle bloquèrent le fort d’Aboukir.
Cependant Menou avait appris dans la journéedu 4 mars, l’arrivée des Anglais . Comme on n’a-vait encore aucune inquiétude du côté de laSyrie , rien ne l’empêchait de se mettre en routesur-le-champ avec toutes les troupes rassembléesau Caire . En forçant de marche, il pouvait arri-ver le 9 à Aboukir, et faire subir au corps dé-barqué le sort de l’armée de Mustapha. Nuldoute que les Anglais qui n’avaient pas encoreeu le temps de se retrancher, n’eussent été jetésà la mer ou forcés de se rendre à discrétion. Aulieu d’adopter cette mesure salutaire, qui pou-vait encore réparer toutes ses fautes, et que luiconseillaient les généraux de l’armée, Menouresta de sa personne au Caire . Reynier avec deuxdemi-brigades fut envoyé à Belbeis ; Morand avec5oo hommes à Damiette ; Lanusse dut attendredes ordres à Rahmanieh, et détacher une seuledemi-brigade à Alexandrie . Mais ce dernier ayantentendu une forte canonnade, et ne recevantaucune nouvelle, courut au feu avec ses grena-diers, et se fit suivre par le reste de sa division.De son côté le général Bron se dirigea avec troisescadrons de chasseurs sur Aboukir, par unmal-entendu qui n’avait rien que de très-heu-reux. Ainsi, malgré les fausses dispositions dugénéral en chef, 3,85o hommes de pied, 520