332 HISTOIRE DES GUERRES DE LA REVOLUTION,dut tenir toujours en échec la gauche de l’en-nemi, et envoyer un détachement entre les lacsMaréotis et Mahadieh, pour fermer le chemind’Alexandrie ; ce détachement fut fortifié de 3 oochevaux, commandés par le général Bron . Laréserve de cavalerie, sousRoize, resta en deu-xième ligne, derrière le centre. Cette dispositionfondée sans doute sur ce que la droite anglaiseformant un saillant, pouvait être enfoncée, sé-parée du centre et culbutée à la mer, donnaitcependant prise à la critique; d’abord c’était unefaute grave de vouloir la déborder en longeantla mer; ensuite cette droite appuyée au rivage,flanquée par de nombreuses chaloupes canon-nières , avait un refuge avantageux dans l’anciencamp Romain, et tenait ainsi un bastion difficileà emporter. Pour y réussir, il eût fallu y desti-ner la moitié de l’armée, tandis que par une sub-version des premières règles de la guerre, l’ailede Reynier qui devait d’abord être refusée, étaitla plus forte. Si l’attaque de Lanusse n’avaitd’autre but que d’attirer le gros de l’ennemi surelle, et de faciliter ainsi l’opération de Reynier,alors on l’engageait trop pour un accessoire,puisque les coups les plus rudes y furent portés.Bataille Quoi qu’il en soit, le lendemain 21 mars, ledrilTou combat s’engagea à la pointe du jour, par lede Canope. régiment des Dromadaires qui, passant par Be-dah, surprit une redoute, y fit quelques prison-
Schliessen