LIVRE XVIII, CHAP. CX. 347
donner aucune réponse. Alors une suspensiond’armes fut conclue le 22 juin, et suivie de con-férences qui faillirent se rompre plusieurs fois,bien que le principe d’évacuation eût été adoptécomme base. Néanmoins l’attitude ferme deBel-liard, les nouvelles dispositions qu’il faisait poursa défense, rendirent enfin Hulchinsou et leYisir plus coulans; et, le 27 , le traité définitiffut signé. Ses conditions furent absolument sem-blables à celui d’El-Arisch. Douze jours aprèsla ratification , la division française escortée parl’année de Hutchïnson, celle du Visir, lesMame-loucks et Je corps du Capilan-Pacba, se mit enmarche pour Aboukir , où elle s’embarqua avecarmes, artillerie, caissons, chevaux et équipa-ges , emportant avec elle les dépouilles mortellesde Kléber.
Ainsi de toute l’Egypte et de la brillante Menouarmée d’Orient, il ne restait aux républicains à défendreque la seule place d’Alexandrie , et le corps Alciandne -de 4 i 5 oo hommes, campé sur les hauteurs deNicopolis, qui, pressé par une armée décuple,ne devait pas tarder à succomber. Une clause dutraité du Caire le rendait commun à la garnisond’Alexandrie , si le général Menou le jugeait con-venable; mais celui-ci qui s’attendait à recevoirde prochains renforts, répondit négativement àla communication qui lui en fut faite le 7 juillet.
L’espoir du général en chef se fondait sur l’arri-