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[Tome quatorzième. Campagnes de 1800 et de 1801. - Tome quinzième. Campagnes de 1802 - 1802.]
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LIVRE XVIII, CHAP. CX. 355

principales époques de cette courte campagne,on découvre en un clin-d’oeil le seul système quieût pu sauver l’Egypte , et les fautes que le gé-néral français commit.

Sept à 8 mille Anglais débarquèrent le 8 mars,un nombre égal ne put descendre que le 10 . Cesforces restèrent seules sur la presqu’île d’Abou-kir , jusqu’au commencement d’avril, que 6mille Turcs descendirent vers Rosette. Enfin eene fut qu’à la fin du même mois, que i5 milleTurcs se dirigèrent par le désert sur Salahieh.et Belbeis.

Ainsi en réunissant vivement tout ce qu’il yavait de mobile dans l’armée française, pourtomber sur les premiers débarqués, ou pouvaitse flatter avec des chances favorables de les cul-buter : tout autre parti pouvait prolonger la lutteet donner des succès partiels, mais n’aurait pointsauvé farinée.

Quand les Anglais firent le détachement surRosette , il fallait ne laisser à Alexandrie que lagarnison, et jeter io mille hommes sur ce corpsaventuré. Si on était parvenu à le détruire, oaaurait eu plus tard bon marché de l’armée duVisir; ne l’ayant pas fait, on ne pouvait prendreque des demi-mesures, lorsque celle-ci débou-cha. A la vérité il n’eût pas été impossible de labattre en employant tout ce qui pouvait tenir lacampagne ; mais alors les Anglais réunis au Ca-

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