LIVRE XVIII, C1IAP. CX. 3^3
Tharreau, renforcé jusqu’à 2,5oo hommes,ne pouvait, sans aucun moyen de siège , réduireune place telle que Porto-Eerrajo. Après un si-mulacre de blocus d’un mois, il n’était guèreplus avancé que le premier jour, lorsque Bona parte envoya à la fin de juillet le général Watrinet 5 mille hommes qui descendirent dans l’îleavec l’artillerie et les troupes du génie néces-saires pour une attaque régulière.
Jusque-là trois frégates françaises avaientconcouru à cette entreprise, grâces à l’absencede l’escadre de Warren, dont on se rappelle ladouble course vers Naples et l’Egypte . Cetamiral ayant reparu dans les eaux de Toscane ,se hâta de secourir la garnison réduite aux abois.Les frégates françaises se réfugièrent prudem-ment à Livourne et Orhitello ; mais ayant vouluplus tard tenter de porter des secours, elles fu-rent prises ou forcées de s’échouer sur la côte.Malgré ces contrariétés, le canal de Piomhinoqui sépare l’île d’Elbe du continent, est si étroitqu’il était difficile dans les mauvais temps d’em-pècher quelques barques de porter des vivres etmunitions à Watrin qui resserrait de plus enplus la place, et avait élevé des batteries consi-déi’ables pour interdire l’entrée du port aux bâ-timens anglais qui voudraient la ravitailler.
L’amiral Warren résolut alors de prendre destroupes à Minorque , et de faire un essai pour