38a II ISTOI KK DES GUERRES DK LA REVOLUTION»mises à un service plus actif: on acheva l’orga-nisation des fencikles, et il fut même questiond’ordonner une levée en masse; en un mot, rienne fut négligé pour disposer la nation à tout évé-nement.
Ces démonstrations réciproques eurent unefaible influence sur les négociations, car ellestraînèrent jusqu’au milieu de juillet, sans qu’onen entrevît les résultats. Les Anglais ne se pres-saient pas, parce qu’ils apprenaient de jour enjour les succès d’Abercrombie en Egypte ; maisd’un autre côté la presqu’île de Tarente était oc-cupée , Naples subjugué , le Portugal menacéd’une invasion ; enfin la paix continentale seconsolidait de jour en jour, et il fallait que l’in-certitude eût un terme. Otto signifia doue le 14juillet, au cabinet anglais , que le premier Con-sul refusait de ratifier le traité de Badajos entrel’Espagne et le Portugal , et qu’il insistait surl’occupation de ce dernier royaume, unique-ment, afin de se ménager un moyen de compen-sation pour les colonies espagnoles que l’on pré-tendait garder. Cette déclaration en amena ré-ciproquement plusieurs autres, qui donnèrentune marche plus rapide à la négociation, dontMalte avait été jusque-là le point difficile. Dansune note du 27 juillet, Otto s’expliquait en cestermes :