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[Tome quatorzième. Campagnes de 1800 et de 1801. - Tome quinzième. Campagnes de 1802 - 1802.]
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LIVRE WHI, ClIAP. cxu. 439

» Le premier Consul iucliuaii doue pour lepremier parti, parce que c’était celui que pa-v laissait lui conseiller la politique, celui qui» donnerait le plus d'influence à son pavillon» dans l’Amérique . Que ne pouvait-il pas entre-» prendre avec une armée de 25 à 3o mille noirs» sur la Jamaïque, les Antilles, le Canada , surj) les Etats-Unis , meme sur les colonies espa-» gnôles? Pouvait-on mettre en compensation de)> si grands intérêts politiques avec quelques mil-» lions de plus ou de moins qui rentreraient en» France ? Mais un pareil projet avait besoin du» concours des noirs ; il fallait qu’ils montrassent» de la fidélité à la mère-patrie et à la république» qui leur avait fait tant de bien. Les enfans de» leurs chefs, élevés en France dans les écoles» coloniales établies à cet effet, resserraient tous» les jours davantage les liens de ces insulaires» avec la métropole. »

Tous ces aperçus étaient spécieux; mais il fal-lait, pour obtenir un résultat de ces derniers cal-culs, que Toussaint consentît à embarquer sesrégimens de noirs, et il était imprudent de s’euHaller. Bonaparte convient lui-même que les re-lations de ce chef avec la Jamaïque et Londres avaient transpiré, et qu’on avait déjà lieu des en méfier.

Le colonel Vincent débarqué au Cap avec les Accueil faitarrêtés flatteurs des Consuls, reçut de Toussaint à son envoyé