LIVRE XVIII, CIIAP. CXII. /{5l
préfet colonial et un grand-juge devaient y exer- forme decer les trois branches du gouvernement, le pou- 8 °," v e e J" e ~voir militaire, l’administration et la justice. Cettedistinction des pouvoirs, quoique clairement spé-cifiée dans les arretés des Consuls, et susceptibled’être modifiée par une déclaration de mise enétat de siège, qui pouvait au besoin faire passerl’autorité entière aux mains du capitaine-géné-ral, était une faute grave. Dans ces possessionslointaines , entourées d’ennemis entreprenans ,obligées de se suffire souvent et long-temps àelles-mêmes, il fallait plus que partout ailleurséviter de froisser les amours-propres et d’éleverdes conflits d’autorité; un gouvernement fort etconcentré était donc le seul qui leur convînt.
L’amiral Lacrosse fut désigné pour gouver- L’amiralneur-général de la Guadeloupe . Lescalier eut la Jfnomméplace de préfet colonial, et'Coster la justice. Le gouverneur,premier prit les devants et arriva le 29 mai 1801à la Pointe-à-Pitre avec le général Bethencourt,chargé du commandement des troupes. Il y fut II s’y fait ded’abord bien accueilli, mais les premiers actes ^'nemi's*de son autorité ne tardèrent pas à exciter le mé-contentement. On le soupçonna d’être ennemides hommes de couleur ; cjuelques arrestationsfaites parmi les officiers de cette caste qui avaientle plus concouru à la délivrance de l’île, ne lais-sèrent plus de doute sur le projet de les éloi-gner des affaires, et sur le rétablissement suc-
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